Sous la Restauration, une nouvelle industrie apparaît sur la commune de Bertignat : celle des perles à chapelets et autres «articles religieux». Cet artisanat doit son implantation sur cette commune à un membre de la famille d’industriels Béal (également installés comme fabricants de lacets à Carcasse) qui, vers 1826, se lança dans la fabrication du chapelet. Il élit domicile à l’écart du bourg, au lieu-dit Les Plaines sur un flanc de colline regardant la chaîne du Forez au Levant.

De cette époque pionnière, nous ne connaissons que peu de choses. Tout ce que l’on sait, c’est qu’à la fin du XIXè siècle, à quelques centaines de mètres sous l’usine et au bord du ruisseau des Piquettes, au lieu appelé pour la circonstance « le Frottadu » (Le Frotage) fonctionnait une installation hydraulique annexe servant au lustrage des perles « en tonneau », installation modeste toute en planches à laquelle les marchandises brutes étaient amenées…à dos d’âne !

p1Vers 1900, cette fabrique devenue Béal-Laroche produit des chaînes triangulaires de toutes grosseurs en fil de fer, cuivre, argent, métal argenté, etc.… L’usine fonctionnait alors « par procédé mécanique » et possédait un atelier d’imprimerie en taille-douce.

p1Les années 1930-1935 voient les activités de cette maison déjà vieille d’un siècle se poursuivre sous les auspices de Jean Béal qui diversifie les fabrications (médailles, crucifix, bénitiers, etc…)
En 1934, les annuaires professionnels ne manquent pas de signaler cet établissement de renom sous la raison sociale « Béal-Fontbonne ». Des machines à faire la chaîne, importées tout droit d’Angleterre, y fonctionnent en grand nombre.
C’est également l’époque où un ouvrier des établissement Ponthus de Pellegrolle à Ambert crée des machines spéciales pour travailler la nacre et porte ce nouveau procédé aux Plaines de Bertignat.

p1Fin des années 30, Jean Béal s’associe avec Gaborit, ex-représentant d’une maison de Paris et, avec une dizaine d’ouvriers poursuit les fabrications traditionnelles, leur adjoignant celle, plus moderne, des porte-clefs.

Toutefois, à la veille de la Seconde Guerre Mondiale, Béal n’est plus le seul fabricant d’objets de pèlerinage de la commune de Bertignat (Marius Desmariaux et Jean Gras fabriquent également des articles religieux). De cette époque datent de nombreux dépôts et sous-dépôts de chapelets dans tout le canton, principalement ceux des grosses maisons ambertoises (Ouvry, Gras-Degeorges, Convert) implantés à Saint-Amant-Roche-Savine et Bertignat.

p1Et se poursuit en 1991…

Les ouvriers des Plaines (environ 15) voient l’usine et leurs ateliers fermer en 1988.

Marie-Juliette BEAL et Madame MORILHAS, sœurs de Jean Béal, souhaitaient faire don des bâtiments à une association et entrent donc en contact avec l’ADAPEI (Association Départementale d’Amis et de Parents de Personnes Handicapées Mentales) du Puy de Dôme en 1991.

Un premier projet concernant l’accueil de personnes atteintes d’autisme dans cette ancienne usine et maison familiale doit être abandonné.

 
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